Je voulais empêcher la guerre.
Georg Elser
L’histoire de Georg Elser et de sa bombe, c’est surtout une histoire de bravoure, une infinie maîtrise de son outil et un perfectionnisme exemplaire. Il était un homme seul contre toute une idéologie dans un monde tourmenté. C’est à lui seul une part d’humanité et d’esprit critique dans un monde allemand de l’époque des années 1930 manipulé par les nazis. Elser est une figure longtemps méconnue de la résistance au nazisme pendant de très nombreuses années, alors que son acte, lui, est désormais intemporel.
D’une réalisation rusée, d’une minutie exemplaire et d’un savoir faire hors du commun, Elser a réalisé ce que personne n’aurait tenté ou pensé : construire une bombe dans un pilier de la brasserie phare d’Hitler, la brasserie Bürgerbräukeller. Cette opération fut dispersée sur 1 an, avec l’utilisation de matériel basique, d’ateliers de professionnels, de nombreuses nuits cachés et grâce à son ancien travail d’horloger, ce charpentier a pu mener à bien l’un des attentats contre Hitler les plus marquants. Par un perfectionnisme et un sens du devoir, Elser est aujourd’hui une personnalité peu connue mais majeure de cette facette cachée en Allemagne de l’époque, ceux des résistants au régime.

Il en a fallu de peu pour qu’Elser parvienne à tuer Hitler et ses proches collaborateurs : seulement 13 minutes trop tard après son départ de la brasserie, quand sa bombe explosa à exactement 21h20 un certain 8 novembre 1939, le jour de fête du putsch manqué de la brasserie Bürgerbräukeller. Il fut arrêté par 2 douaniers alors qu’il tentait de franchir la frontière Suisse et son destin tragique l’amena jusqu’à arriver et mourir au camp de concentration de Dachau en 1945.
Dans cet article, nous allons faire la connaissance de Georg Elser, ou « L’homme qui a failli tuer Hitler ». Nous allons voir à quoi tenait cet attentat et découvrir qui il était, quelles étaient ses motivations, comment il est parvenu à construire une bombe artisanale dans le pilier numéro 4 de la brasserie d’Hitler, qui a plus tard, tué et blessé de nombreuses personnes, au nom de la liberté. Cet article est aussi dédié à toutes les personnes victimes du nazisme qui ont tentés, par des moyens ingénieux et au péril de leur vie, d’endiguer le nazisme.
Un ouvrier comme les autres
Johann Georg Elser, de nationalité allemande, est le fils d’un agriculteur du Wurtemberg. Il nait le 4 janvier 1903 à Hermaringen, Allemagne. Il est l’aîné d’une fratrie de 5 frères et sœur. A 14 ans, il débute un apprentissage en tant que tourneur de fer à la fonderie de Königsbronn. Il poursuivra son cursus dans la menuiserie et parvient même à devenir major de sa promotion. Ensuite, il devient charpentier.
Le jeune Georg est une personne solitaire, mais très sociable et épanouie, qui nourrit depuis petit un profond sens de la liberté et une aspiration à l’indépendance. Il pratique la musique depuis toujours, comme la contrebasse ou de la cithare. Il participera à d’innombrables bals. Il aspire déjà à une vie tel qu’on la connait aujourd’hui, entre liberté et égalité. Seulement, les convictions comme celles ci sont sévèrement réprimées par les nationaux-socialistes dans les années 1930. En effet, depuis l’arrivée d’Hitler dans un petit parti en Allemagne, le NSDAP, un parti d’extrême droite très radical, commence à sérieusement se faire connaitre. Georg le voit d’un mauvais œil.

De 1923 à 1932, il travaille comme charpentier puis menuisier dans plusieurs entreprises en Allemagne et en Suisse, avant de s’installer à son compte en 1932 à Königsbronn, où il aide également sa famille à la ferme. En 1928, Georg adhère à la Ligue des combattants du Front rouge, l’organisation paramilitaire du Parti communiste d’Allemagne (KPD) en 1928-1929 : il devient officiellement communiste. Il Il devint la même année membre du syndicat des travailleurs du bois. Son fils unique, Manfred, naît en septembre 1930 de son union avec Mathilde Niedermann, sa femme.

Un rejet de longue date du national-socialisme
En tant qu’ouvrier, Elser est l’une des cibles des politiques de l’époque, car l’Allemagne est ruinée par les dettes de réparation du Traité de Versailles, du manque de travail et de la Grande Dépression qui sévit dans l’économie. Il voit, comme la population allemande, la montée en puissance du nazisme dans son pays, ce parti qui propose des solutions radicales et extrêmes. En septembre 1930, les nazis sont le 2ème parti d’Allemagne aux élections législatives.
Elser est au courant mais n’agit pas forcément contre les nazis. Il pense dur comme fer qu’ils ne doivent pas passer et rejette d’emblée l’idéologie d’extrême droite. Le menuisier vote le KPD aux urnes car il estime que le parti communiste est le meilleur représentant des intérêts des travailleurs. Il juge qu’il a eu une détérioration des conditions de vie de la classe ouvrière durant les premières années du régime nazi. Il refusa même systématiquement de faire le salut hitlérien, exprimant ainsi publiquement son opposition, à une époque ou l’opposition publique était encore possible.
Le nazisme au pouvoir
En 1936, après la vente de la propriété familiale, il s’installe à Schnaitheim et travaille comme charpentier, puis exerce occasionnellement à son compte quand il peut. Au printemps 1937, il emménage dans la nouvelle maison de ses parents à Königsbronn, où il aménage un atelier provisoire. De décembre 1936 à mars 1939, il travaille à l’usine d’accessoires Waldenmaier à Heidenheim, où il découvre dès 1938 le département spécialisé dans les contrats d’armement et découvrir avec stupeur l’ampleur du réarmement et industriel qu’impose les nazis aux usines allemandes.
Elser comprend vite que l’Allemagne se réarme très rapidement et dangereusement. Il pense qu’il devient inévitable que les nazis démarrent une nouvelle guerre mondiale contre les pays Européens. Il repère et distingue quelques années avant les plans de conquête d’Hitler.
« Je voulais empêcher la guerre »
Et pour cause, la situation ne va que s’empirer vers un destin plus sombre: La Rhénanie est remilitarisée en 1936, l’Allemagne participe militairement à la guerre civile espagnole, l’Anschluss ou le rattachement de l’Autriche est proclamé en 1938, ou encore quand les Alliés ont cédé face à Hitler dans les Accords de Munich en 1938. L’Allemagne a sans aucun doute une politique extérieure agressive et particulièrement tournée vers la guerre.
A l’automne 1938, Georg prend la décision d’« éliminer la direction en place », c’est à dire Hitler et les dirigeants nazis, en raison de la menace imminente de guerre. Dès lors, un empilement d’évènement va venir conforter Elser dans son choix. Il est résolu à tuer les personnalités clés du régime, comme Hitler, Goebbels, Robert Ley ou Martin Bormann. Mais l’élément déclencheur reste quand le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, une clause secrète dans le cadre du pacte de non-agression avec l’URSS.
S’en est trop pour Elser, qui se dit qu’il doit passer à l’acte pour éviter un nouveau « bain de sang ». Fort d’une expérience dans une horlogerie et dans une menuiserie, Elser possède un savoir faire unique qu’il va mettre au service de son projet à venir. C’est alors qu’il va se lancer dans un repérage minutieux et repérer une méthode adaptée.
Repérage et prémices
Le 8 novembre 1938, Georg Elser se rend à Munich pour trouver un lieu où commettre un attentat contre les dirigeants nazis, réunis pour commémorer le putsch de 1923. En effet, tous les ans depuis 1923, Hitler et les nazis se réunissent dans la brasserie ou le premier grand putsch nazi sur la Bavière eut lieu, le 8 au 9 novembre 1923. Cet évènement se produit au même endroit et Hitler vient systématiquement dans ce lieu où il a fait de nombreux discours et fêtes.

Après le discours d’Hitler, Elser visite le Bürgerbräukeller, alors sans surveillance, une information clé pour lui. Le lendemain, après avoir assisté au défilé des dirigeants nazis, il retourne à Königsbronn, déterminé à organiser un attentat à la bombe dans cette brasserie, qu’il considère comme le seul moyen d’éliminer les principaux dirigeants du régime.
Il pense dissimuler une bombe à retardement de son invention dans un pilier qu’il aurait lui même creusé à proximité du pupitre d’Hitler où il prononce les discours. De ce fait, le pilier serait détruit et ferait écraser l’étage sur les dignitaires présents. C’est le début d’un projet qui lui prendra quasiment un an à réaliser.
L’épopée de la création de la bombe d’Elser
Elser se lance donc dans le projet qui va lui coûter, quelques années plus tard, sa vie. Il démarre son projet de bombe et l’objectif est de la finaliser pour la prochaine célébration du putsch, l’année prochaine. Il va consacrer ses journées à cette bombe et travaille alors dans l’usine de quincaillerie de Heidenheim. Son avantage est qu’il est un ouvrier parmi tant d’autres, passant à travers toutes les sécurités. Il va travailler seul et vérifie avec minutie comment accéder discrètement à la brasserie pour travailler sur ce pilier. Il tenta de se faire embaucher également, en vain.
A l’automne 1938, il travaille dans une carrière pour subtiliser des explosifs pour le mécanisme de sa bombe. Il arrive à voler 250 sachets de poudre comprimée à son employeur et cache tout chez lui discrètement. Elser dessina les plans de son engin explosif et mit au point un détonateur mécanique. Il décida plus tard d’y intégrer un minuteur avec 2 mécanismes d’horlogerie : sa bombe va exploser à une date précise, pour assurer qu’il ait assez de temps pour s’enfuir.
En 1939, Elser est entièrement sur son projet. En avril, il vola 100 cartouches explosives et plus de 125 détonateurs. Comme un coup du destin, Elser a un accident du travail en mai 1939, ce qui lui permet de se concentrer pleinement sur sa bombe et effectua des essais de détonation dans le verger de ses parents en juillet 1939.
Creuser le trou la nuit, construire la bombe le jour
En août 1939, Elser déménage et s’installe à Munich dans la 94, Türkenstraße pour cette bombe, toujours. Il vit de ses économies. Chaque soir, Elser dîne dans la Brasserie. Il prend un repas ouvrier et au moment de la fermeture, il se cache dans un placard à l’intérieur pour s’y faire enfermer, en plus que la salle n’est pas surveillée. Il creuse à genou le trou dans le pilier la nuit et construit la bombe le jour dans son atelier en toute discrétion, sans jamais se faire repérer.
Il prévoit tout pour ne jamais éveiller les soupçons, comme une méthode pour dissimuler son travail dans le pilier, limiter la présence des débris du mur sur le sol avec une valise, pour éviter que le trou creusé ne soit trouvé, et bien d’autres. Il s’assure aussi d’un moyen de sortie, en allant se réfugier en Suisse, alors à seulement quelques heures de train pour demander un asile politique.
Elser y consacre toute son âme et son savoir faire. Entre août et novembre 1939, Georg Elser va consacrer plus de 30 nuits à préparer, à l’aide d’outils rudimentaires, un trou pour accueillir sa bombe. Il avait même réussi à synchroniser chaque coup de marteau avec des bruits extérieurs, comme le passage des tramways ou la chasse d’eau pour qu’ils passent totalement inaperçus. Il acheva ses préparatifs au début du mois de novembre 1939.
Une bombe hors du commun
Pour ce qui est de la précieuse bombe, Georg Elser conçoit un mécanisme à retardement à partir de 5 réveils et de 2 pendules achetés chez un horloger. Pour réaliser son projet, il travaille également dans les ateliers d’un serrurier, d’un mécanicien, d’un fabricant d’outils et d’un menuisier. La plupart des pièces sont faites maison, à part quelques unes et la bombe est artisanale.

La principale difficulté consiste à garantir la précision du mécanisme, qui doit déclencher l’explosion 140 heures à l’avance (environ 6 jours à l’avance) à l’aide d’un système d’horlogerie composé de pivots, de leviers et de roues dentées parfaitement dissimulé dans le mur. Il avait conçu l’horloge pour qu’elle ait une marge d’erreur maximale de 15 minutes. Encore aujourd’hui, sa bombe est un trésor d’ingénierie et d’horlogerie, réalisé par un seul homme.

Les derniers préparatifs
En novembre 1939, il ne reste que quelques jours à Elser pour finaliser son attentat. Le 3 novembre, la bombe et le trou sont finalisés. Il place le mécanisme ce même jour, le jour d’après les explosifs et détonateurs et le 6 il règle les deux mécanismes d’horloge pour le soir du 8 novembre, entre 21h15 et 21h30, durant la commémoration habituelle. La bombe s’enclenchera à ce moment.
Dès lors, la bombe est programmée et Elser n’a plus attendre que le destin se fasse. En parfait planificateur, il quitta Munich pour rejoindre Stuttgart et envoya des affaires à sa sœur. Il revint tout de même à Munich pour s’assurer que tout est bon et vérifia de nouveau le minuteur dans la nuit du 7 au 8 novembre 1939 : son destin est désormais scellé.
Elser est certain du fonctionnement de la bombe et n’a plus qu’à quitter le pays le plus rapidement possible.

Le soir du 8 novembre 1939
Elser est alors déjà en route quand les préparatifs démarrent à la brasserie Bürgerbräukeller. Les nazis investissent la salle et tous les organes de protection et fanatiques se rassemblent dans ce lieu presque sacré. Tout le gratin de l’élite nazie est là : Himmler, Goering, Goebbels, Ribbentrop, Bormann, Rosenberg etc… La commémoration suit son cours. La salle de la brasserie est comble, avec plus de 4000 partisans du nazisme. La cérémonie ne sera qu’une succession de changement de plans et de malchance pour le destin.
En raison de la guerre et de l’offensive allemande imminente qui sera connue sous le nom du Plan Manstein (Campagne de France), Hitler avait initialement prévu de ne pas prendre la parole lors de la commémoration du putsch de la Brasserie, laissant ce rôle à son adjoint, le numéro 2 du régime, Rudolf Hess. Il changea toutefois d’avis au dernier moment et prononça un discours plus court que d’habitude (environ 50 minutes, au lieu d’1h30 généralement) avant de quitter la brasserie vers 21 h 07 pour rentrer à Berlin en train pour poursuivre les préparatifs.

En raison du départ prévu de son train à 21h31, plus tôt qu’à l’accoutumé, Hitler raccourcit son discours de moitié. La salle est vide quelques minutes plus tard vers 21h15 quand Hitler et les nazis avaient quitté la salle.
21h20, 13 minutes trop tard
Pendant ce temps, la bombe artisanale placée dans le pilier par Georg Elser continua de fonctionner et explosa vers 21 h 20, détruisant la tribune et laissant plusieurs mètres de décombres à l’endroit où Hitler s’était tenu quelques minutes plus tôt. La tribune fut détruite, mais Hitler n’était plus là. 8 personnes, dont une serveuse et 7 membres du parti nazi, trouvèrent la mort et environ 60 blessés. L’attentat si minutieusement préparé par Elser pendant près d’un an n’a pas réussi à tuer Hitler, 13 minutes trop tard. La brasserie célèbre du parti nazi est en ruine.

Pour Elser, c’est le début des problèmes. Georg Elser est arrêté à Constance le 8 novembre 1939, vers 20 h 45, par 2 douaniers alors qu’il tente de rejoindre illégalement la Suisse par un petit parc, au poste de frontière de Lörrach. Comme un coup du destin, Elser est arrêté mais la bombe n’a pas encore explosé. Par contre, après l’explosion de sa bombe, certains objets retrouvés dans ses poches éveillent les soupçons des autorités. Il est alors transféré à Munich, où la Gestapo l’interroge et le torture au siège de la police d’État.
Les nazis conclurent même cet attentat comme un « travail professionnel exceptionnel » et mirent du temps avant de trouver l’auteur. Une prime fut mise sur la tête de l’auteur et plusieurs riverains informèrent les autorités qu’un individu seul, un ouvrier, entrait souvent dans la brasserie au cours des semaines avant l’attaque.
La descente aux enfers
Aucun lien ne fut posé au départ. D’abord, les autorités nazies pensent qu’Elser est un espion envoyé par les services secrets britanniques afin de tuer Hitler. Elser arrive à résister un moment aux interrogatoires en faisant croire qu’il voulait éviter la conscription. Mais plusieurs choses le trahissent, comme ses genoux suppureux du travail harassant quand il a creusé le pilier, ou les outils dans ses poches.
Il finit par craquer quelques jours plus tard, dans la nuit du 13 au 14 novembre devant les nazis, leur révélant en détail comment il s’est procuré le matériel, les explosifs et qu’il a agi seul pour construire cette bombe qui a explosé dans la brasserie. Les nazis n’arrivent pas à croire qu’un seul homme à réussi un attentat d’une telle ampleur. Pour s’en assurer, plusieurs responsables de l’enquête se succèderont, mais tous vont relever cette évidence qu’il a travaillé seul sur ce projet. Même avec cette certitude, la propagande affirme toujours dans les journaux qu’Elser est une marionnette des britanniques.

L’enquête terminée, il ne sera aucunement jugé et aucunement traduit en justice. Sa famille fut arrêtée, sauf son père qui est gravement malade et subirent aussi des interrogatoires intensifs. Même les habitants de Königsbronn furent interrogés. Les nazis imposèrent aux membres de la famille un serment de silence absolu et libéra la plupart d’entre eux. Par contre, Elser sera prisonnier à Berlin jusqu’en 1941 avant d’être transféré dans la prison du camp de concentration de Sachsenhausen, puis à Dachau en 1944 en tant que « prisonnier spécial » ou il est surveillé jour et nuit.

Après 5 années de détention, alors que la guerre n’est plus du tout en faveur de l’Allemagne, il sera exécuté le 9 avril 1945 par ordre du chef de l’Office principal de la sécurité du Reich Kaltenbrunner. Georg Elser, héros du 8 novembre 1939 par son acte de bravoure, figure de la lutte contre le nazisme, est assassiné par les nazis.
« L’homme qui a failli tuer Hitler » fut incinéré et ses cendres sont dispersées.
Un héros ordinaire
Le nom qu’on pourrait lui donner est celui d’un héros ordinaire. Au péril de sa vie, Georg Elser a tenté d’arrêter la machinerie nazie et Hitler. À une époque où la répression était très forte et la montée du nazisme spectaculaire, Elser avait presque réussi l’impossible en créant une bombe et un trou dans le pilier de la très fréquentée brasserie Bürgerbräukeller pour tuer les cerveaux du gouvernement.
Nous pouvons retenir de cette bombe qu’elle est un trésor d’ingénierie et un symbole de la lutte d’une minorité cachée et souvent oubliée qui était la résistance allemande. Son souvenir ne doit pas être oublié. À ce jour, de nombreux monuments et plaques commémoratives se trouvent par exemple à Munich, à Königsbronn ou sur le quai n°2 de la gare d’Ulm, là ou Elser attendait son train pour partir pour Munich un certain 8 août 1939.
Un autre monument marquant reste celui à Munich. Chaque soir à 21h20, à Munich, dans la Maxvorstadt, les chiffres « 8 NOVEMBER 1939 » s’illuminent un à un jusqu’à ce que l’inscription soit entièrement lumineuse. Les lumières restent allumées une minute avant de s’éteindre pour commémorer l’attentat d’Elser.

Elser doit être un rappel qu’il faut se battre pour la liberté et contre l’obscurantisme des dictatures.
Elser, le simple menuisier sans grande formation, fait preuve d’une morale ni corrompue, ni brisée, et d’un sens quasiment instinctif pour la justice. Sa moralité subsiste là où des millions d’autres, plus instruits que lui, se sont laissés corrompre
Gilles Perrault, Hans Georg Elser : un résistant solitaire et méconnu
Sources
- « Georg Elser ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/.
- Home – Georg Elser. https://www.georg-elser.de/.
- 8 novembre 1939 – Georg Elser. https://www.lpb-bw.de/.
- Elser – Un héros ordinaire | Les Cinémas du Grütli Genève. https://www.cinemas-du-grutli.ch/.
- Elser voulait tuer Hitler. https://www.lhistoire.fr/.
- (2) #WWII #LeSaviezVous Le 8 novembre 1939 :… – Le Mémorial de Caen | Facebook. https://www.facebook.com/. Consulté le 18 octobre 2026.
- 8 novembre 1939 – Attentat de Georg Elser contre Hitler – Herodote.net. https://www.herodote.net/.
- rabblebabbledabble. « Georg Elser, after the interrogation by the Gestapo in 1939, following his assassination attempt on Hitler, Goebbels, Himmler, Hess, Rosenberg, Streicher & Ley (see comment) ». Reddit Post. r/HistoricalCapsule, 1 mars 2025, https://www.reddit.com/.
- « Georg Elser, l’homme qui a failli tuer Hitler ». Raconte-moi l’Histoire, 16 octobre 2016, http://www.racontemoilhistoire.com/.
- Detzel, Verena. « Hans Georg Elser : un résistant solitaire et méconnu ». Revue d’Histoire de la Shoah, vol. 163, no 2, 1998, p. 235‑37. shs.cairn.info, https://doi.org/.
En savoir plus sur Tempus Belli
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
